Durant une semaine environ, le Bénin est resté coupé du monde entier. L’accès à l’internet a été impossible pour cause d’incendie dans les locaux abritant les installations techniques de la fibre optique. 

 Dans le bureau où sont installés les matériaux techniques de la fibre optique, tout est noir. Le feu a fait des ravages. Conséquence directe : internet coupé et les tenanciers de cybercafés au chômage temporaire. Du vendredi 06 au jeudi 12 janvier, impossible de cliquer sur un lien pour avoir accès à une page web. Malgré la situation, Véro, une gérante d’un cybercafé de Cotonou n’a jamais cessé de vivre d’espoir. Chaque matin, elle vient ouvrir les portes de son centre d’affaires espérant voir un signal sur son ordinateur servant de serveur. « Par moment, je jette un coup d’œil sur mon PC (Personal computer, ndlr) pour voir si la connexion est revenue. » déclare –t- elle tout déçue. Véro est toute pensive car les affaires ont chuté en quelques jours. Son centre qui grouille habituellement de monde est désert. Seuls quelques élèves ayant séché les cours ou victimes du système de classes volantes lui tiennent compagnie.

Comme Véro, ils sont nombreux à se fâcher contre Bénin Télécom qui n’a pas su prendre ses précautions pour éviter un tel incendie, lourd de conséquence. « Pour moi, les techniciens de Bénin Télécom chargés de surveiller le terminal de la fibre optique doivent être remerciés pour incompétence notoire (…) Et à la fin du mois, on me demandera de payer mon abonnement alors que je n’ai pas bénéficié de ma clef de connexion ? », s’interroge tout fâché Olivier un jeune qui a donné rendez-vous à sa dulcinée canadienne pour tchatcher sur le net. « Avec cette coupure de l’internet, les sociétés étatiques comme privées ont tourné au ralenti. Aujourd’hui tout le monde est habitué à cet outil de travail qui chaque jour s’invite davantage dans notre quotidien. », constate avec amertume Evelyne, une assistante de direction. « Néanmoins, cette interruption brusque de l’accès à l’internet a eu aussi un côté positif. Depuis la coupure, on ne craint plus les piratages de comptes mails. Aussi, les gaymen (cybercriminels, ndlr) ne font plus de bruit devant et à l’intérieur des cybercafés. », fait-elle remarquer.

Avec le retour de l’internet, quand bien même le débit serait faible, on lit la joie sur les visages des commerçants comme des internautes. Leur seule prière actuellement est que le peu existant reste et demeure afin que le nombre d’hypertendus n’augmente au Bénin.
 

Source/Auteur/Date : SAMEDI 14 JANVIER 2012 / PAR ROMUALD VISSOH http://www.afrik.com/

 
 
 
 

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